Projet Almanac

  Réalisation : Dean Israelite

  Sortie : 2015

  Genre : Science-Fiction

  Durée : 106 minutes

 

Almanac 1

Nothing new in time travel

 

Je crois que je sais pourquoi je fais autant de critiques de films décevants. Et je pense qu’il faut que ça s’arrête. Des fois, je vais sur internet, à la recherche d’un film à regarder. Ou je prends l’avion et je dois m’occuper. Du coup, je regarde le premier truc qui me tombe sous la main et qui me semble un minimum intéressant. Grosse erreur.

 

 

Où t’es, papa où t’es ?

 

David Raskin est un adolescent très doué qui a réussi, avec un groupe d’amis et sa soeur, à créer un drone qu’il peut piloter avec ses mains. Grâce à une vidéo qu’il réalise de son expérience, il obtient une bourse pour entrer au MIT. Malheureusement, cette bourse est insuffisante pour y entrer. Mais cette partie de l’histoire n’a aucune importance (oui, oui, déjà) parce qu’il va fouiller dans le grenier pour trouver une caméra qui appartenait à son père, disparu dès son plus jeune âge. L’engin l’amène plus profondément dans sa maison, jusqu’à trouver les traces de projets développés par son père, dont le projet Almanac, qui n’est autre que la création d’un procédé pour voyager dans le temps et l’espace. Et comme David et ses amis sont très doués, ils parviennent à la suite de multiples péripéties à créer cette machine et à faire des sauts dans le temps. Ils font le pacte de toujours voyager ensemble pour altérer leur vie dans le bon sens, en évitant que leurs proches soient affectés. Mais quand David décide de retourner dans le temps seul pour obtenir du cul spatiotemporel, c’est le drame.

 

Almanac 2

Le casting n'a pas été fait au hasard apparemment

 

 

Un classique rongé jusqu’à l’os.

 

Ça n’est pas ma première critique sur le voyage temporel. Ça n’est pas le premier film qui le propose non plus, forcément, et loin de là. Mais mon dieu, s’il vous plaît, messieurs les scénaristes, réveillez-vous. Quand on utilise un thème aussi classique que le voyage dans le temps, on pense à innover un minimum, comme Terminator en son temps, ou, même si je ne supporte pas ce film, Retour vers le Futur. Mais une pseudo teenage rom-com sur fond de père disparu, le tout relevé à la sauce L’effet Papillon, c’est non. C’est d’ailleurs de ce dernier que s’inspire le plus Project Almanac qui nous assène inlassablement que si on change quelque chose dans le passé, on affecte le futur et ceux qui sont proches de nous et la-di-da. Le film aura tout de même un aspect plutôt positif, c’est son traitement du paradoxe temporel quand une personne du présent rencontre son soi du passé. Sauf que le procédé est aussi utilisé pour justifier des ressorts scénaristiques archi-prévisibles et peu intéressants. Pour le coup, L’effet Papillon nous offrait une histoire aux rebondissements plus fouillés, en rentrant dans la psychologie du personnage et n’effleurait pas le sujet, l’utilisant comme un outil pour arriver à ses fins.

 

Almanac 3

Oh, ils retournent dans le temps pour gagner à la loterie ! How original !

 

 

Trojan Horse

 

Car si l’on peut croire que ce Project Almanac est un film sur le voyage dans le temps, il n’en est rien. Le film utilise simplement le procédé pour pouvoir raconter une histoire d’amour entre deux adolescents qui ne devraient pas être ensemble si l’on suit les normes sociales qui les caractérisent. Ça vous rappelle quelque chose ? Normal, ce pitch a déjà été utilisé par une dizaine d’autres navets proposés par des scénaristes en manque d’inspiration, utilisant le voyage dans le temps pour donner un semblant de texture à une histoire bancale et peu inspirée. Ah oui, et le film est un found footage. Non seulement je déteste le procédé, mais il est ici, encore une fois, utilisé pour donner de la texture au film. Grosso Modo, le film prend des lieux communs et les empile. A cela ajoutez un casting pas convainquant, des références datées et une fin médiocre et déprimante, et vous aurez la parfaite formule du film qui ne s’adresse à personne. A moins de s’emmerder, difficile de regarder Project Almanac.

 

Almanac 4

Oopsie Doozie

 

1 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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