The Lazarus Effect

  Réalisation : David Gelb

  Sortie : 2015

  Genre : Horreur

  Durée : 83 minutes

 

Lazarus 2

The Lucy Effect

 

En 2014, quand Lucy sort, j’ai du mal à imaginer que le film puisse inspirer d’autres films. Déjà parce qu’il pompe la moitié de ses plans, mais aussi et surtout parce que le pitch était digne d’un bon nanar. Et puis j’ai vu The Lazarus Effect…


 

Jesus fais moi peur

 

Des chercheurs plutôt doués ont trouvé un moyen de ramener les morts à la vie. L’équipe se compose d’un couple qui la dirige, Frank et Zoé (Olivia Wilde), d’un jeune blaireau qui fume sa cigarette électronique en permanance (Evan Peters), d’une camerawoman un peu inutile quand on oublie qu’elle est jolie et d’un autre personnage qui aime en secret Zoé. Ils parviennent à faire revenir un chien à la vie grâce à leur sérum Lazarus et un petit peu de courant électrique dans le cerveau à la manière Frankenstein. Tout semble bien se dérouler au début, mais le chien fait rapidement des petites farces à la bande de scientifiques. Il est plutôt agressif et le sérum semble ne pas se dissiper dans son organisme. Par ailleurs, son activité cérébrale semble particulièrement développée. Il va même jusqu’à ouvrir une porte et à monter sur le lit de ses nouveaux maîtres pour observer Olivia Wilde ! Bon, n’importe quel chien ferait la même chose je pense… Lors d’une autre expérience, Zoé s’électrocute et meurt. C’est trop à encaisser pour Frank, qui décide de la ressusciter...

 

Lazarus 1

Bouh !

 

 

S’inspirer de Lucy, c’est plutôt courageux

 

“Tu connais cette légende selon laquelle nous n’utilisons que 10% de notre cerveau ?”. Voilà la phrase qui fait le plus peur dans le film. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut s’empêcher de penser à Lucy quand on l’entend. Et bingo, ça ne manque pas, le film explore la même brèche ouverte en 2014 en proposant un produit qui décuple les capacités mentales. Le problème, c’est que cela vient même contrarier le réel “intérêt” du film, qui est de traiter de la vie après la mort et du pouvoir de ressusciter, qui passe finalement au second plan. C’est d’autant plus vrai quand on voit la tournure que prend la seconde partie du film, un film d’horreur de second plan sans saveur consistant à la mort sordide de chacun des membres de l’équipe un à un. Non seulement le film perd beaucoup de saveur, mais il ne propose rien de neuf ni d’abouti. On se demande presque si c’est une fin faite à la va-vite sur un pitch intéressant (proche de Flatliners) ou un prétexte pour un massacre en règle. Quoi qu’il en soit, le film n’a pas grand intérêt.

 

Lazarus 4

Olivia veut se tuer après avoir vu le film.
 

 

Un film sans genre


Le réel problème de The Lazarus Effect, c’est qu’on a du mal à mettre le doigt sur son genre. On a du mal à identifier ce qu’il achève réellement. Est-ce un film de science-fiction ? Pas vraiment. Il utilise du liquide blanc, met des sondes dans le cerveau “à la main” dans une scène qui n’est pas sans rappeler Frankenstein. Est-ce un film d’horreur ? C’est probablement ce qui s’en rapproche le plus. Le problème, c’est que la plus grosse partie du film ne fera pas entrer la moindre particule d’angoisse en vous, vous faisant parfois rire, parfois soupirer. La seconde partie y ressemble assurément. Mais elle est très rapide, très cliché, pas forcément intéressante et ne nous offre que quelques frayeurs éparpillées au gré des jumpscares. Qui lus est, notre implication limitée chez les personnages ne nous poussera pas à nous inquiéter pour eux. Regarder The Lazarus Effect, c’est contempler passivement des rats de laboratoire se débattre dans un espace clos et qui cherchent un sens à leur vie en jouant aux apprentis sorciers. Pas très passionnant.

 

Lazarus 3

Duuuuuuuuuuuuuh

 

1 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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