The Martian

  Réalisation : Ridley Scott

  Sortie : 2015

  Genre : Science-fiction

  Durée : 142 minutes

 

The martian film poster

Des étoiles plein les yeux

 

Depuis le répétitif Gravity et le débile Interstellar, je me méfie d’Hollywood dans l’espace. Depuis Robin Hood, Cartel et Exodus je me méfie de Ridley Scott. Depuis Au-Delà, Nouveau départ, et le crétin Interstellar, je me méfie des choix de Matt Damon.

J’ai donc couru voir The Martian. (Seul sur Mars, pour nous Frenchies).

 

C’est loin, mais c’est beau hein.

C’est le prochain défi spatial de l’humanité. La Lune n’intéresse plus personne, on veut aller sur Mars. La NASA y tient beaucoup et nous abreuve de découvertes toutes plus passionnantes les unes que les autres. Cependant pour y arriver, il faut de l’argent. Et pour avoir de l’argent, il faut un engouement populaire derrière ces projets. C’est l’un des buts presque non dissimulés de The Martian, qui sert d’ode à la NASA et à la conquête spatiale. Le film a bénéficié des avis et conseils avisés des experts de l’agence spatiale la plus célèbre.

Et effectivement, on a presque envie d’y être. Les décors sont magnifiques. Le désert jordanien qui a l’habitude de devenir Mars pour Hollywood est magnifiquement filmé. La 3D est bien utilisée, sans abus. Il est d’ailleurs important de noter qu’il s’agit de l’un des rares blockbusters de l’année à être véritablement tourné en 3D. Cela vaut donc le coup de payer les 2 euros supplémentaires, sauf si vous êtes allergiques à cette technologie. Les ballades de Matt Damon (Mark Watney) sur Mars ou dans l’espace sont donc un véritable plaisir pour les yeux et garantissent une immersion totale du spectateur.

The martian matt damon hamilton watch 5

En plus, il n'y a même pas de touristes

 

Matt Damon = Tintin + Mac Gyver

Attention cependant, le film est assez différent de ce qu’il peut laisser paraître. Le pitch d’un Robinson Crusoé de l’espace peut sembler conduire à un film éprouvant sur la condition humaine ou sur le combat d’un homme face à l’ennui et la solitude. Le film ne s’inscrit pas du tout dans ce registre. C’est véritablement un feel-good movie à part entière. On ne s’inquiète jamais vraiment du sort final de notre héros. Le film prend d’ailleurs un ton globalement joyeux servi par de nombreuses vannes et punchlines et des personnages tous sympathiques. L’intérêt du film ne réside donc pas dans la tension de la survie comme un Alien ou un Gravity.

Le véritable ressort du film est l’ingéniosité des héros. C’est une vraie ode à l’aventure et à la capacité des hommes à trouver des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent. Le film est une grande déclaration d’amour à la science. Rien ne résiste à la logique des héros. L’intrigue se construit donc sur une succession de problèmes des plus basiques (manger) aux plus complexes (quitter la planète). Matt Damon joue un héros dénué de défauts.(Il n'est jamais aussi bon que dans ces rôles qui lui vont comme un gant). Il est drôle, charismatique et sacrément intelligent. Chaque défi sera l’occasion pour lui de bidouiller avec le peu de matériel qu’il a pour gagner du temps de vie. On pense forcément à la figure de MacGyver, symbole du système D. Cette structure pourra sembler répétitive pour certains. Mais le film réussit à varier les problèmes pour maintenir notre intérêt en éveil. De plus, le contexte si particulier fait que chaque problème est unique et les solutions trouvées sont rarement prévisibles et suscitent l’admiration du spectateur.

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Bidouille, bidouille, bidouille

Il est cependant aussi important de remarquer que très vite, Mark Watney sera loin d’être seul. Toute la NASA, toute l’humanité (= New York) sera derrière lui pour essayer de le sauver. Même la Chine, c’est dire ! L’aventure solitaire devient un défi collectif. Le film ne chante donc pas les louanges d’un individu qui serait particulièrement intelligent, mais bien de l’humanité toute entière qui se dépasse perpétuellement à travers la science. Alors oui, dans la réalité c’est plus compliqué que ça et de nombreux enjeux (concurrence entre les pays, justification des sommes astronomiques -hihi-  dépensées dans ces projets, intérêts commerciaux et financiers) ne sont pas du tout pris en compte par le film. Mais quand même, la science c’est chouette, non ?

Le film redonne vraiment à l’espace sa dimension de terrain de jeu unique. Nous revoilà, enfants, les yeux brillants d’admiration pour Tintin quand il va sauver le capitaine Haddock dont le câble s’est détaché. C’est une expérience réjouissante qui fait un bien fou et vous mettra de bonne humeur pour la semaine.  

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Le film parvient même à me faire oublier ma déception quand j'ai compris qu'il n'avait aucun lien avec les Looney Tunes.

 

The Martian est le meilleur film de Ridley Scott depuis très longtemps. Une aventure dynamique et fun qui nous rappelle que la conquête spatiale est aussi un rêve d’enfant.

PS : Un autre message qu’on peut tirer du film est aussi que pour faire avancer la science, il faut détruire les crucifix,. Mais c’est peut-être une lecture personnelle du film.

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Mehdi Khnissi

Enfant caché de Jean Grey et de Babar, je collectionne les bilboquets en bois.

Je regarde beaucoup de films longs et lents pour oublier l'absurdité de nos vies et je joue à FIFA aussi.

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