Aliens

 Réalisateur : James Cameron

 Producteur : Brandywine Productions - 20th Fox

 Genre : Science-Fiction

 Date de sortie : 1986

 

 


Aliens

Affreux, sales et méchants


Avec Alien, Ridley Scott nous offre un chef d'oeuvre de la science-fiction qui donnera lieu à des dizaines de pâles héritiers (parmi lesquels on pourrait d'ailleurs placer quelques films Alien, mais on y reviendra plus tard). Mais si l'on parle d'Alien comme on en parle actuellement, c'est aussi beaucoup dû à la suite d'Alien : Aliens, de James Cameron. Une suite comme on en fait peu (sauf Terminator, peut-être... James, encore toi ?)

 

Bonjour ! Au revoir !

Nous avions laissé Ellen Ripley, seule survivante du Nostromo (ou presque - Miaou), en dérive dans l'espace à bord d'une capsule de sauvetage. 57 ans plus tard (en 2179, donc), sa navette est retrouvée puis ramenée sur une station orbitale. Son gentil employeur lui demande des comptes sur la perte du vaisseau et met en doute ses justifications : effectivement, la planète de l'Alien a été colonisée depuis des dizaines d'années, sans rencontrer de résistance. Sauf que ... la planète ne donne plus de signe de vie, et Ripley se voit proposer le commandement du vaisseau qui devra détruire la menace Alien sur LV-426. Accompagnée d'un équipage de brutes épaisses qui veulent en découdre mais qui sous-estiment le danger, elle entre dans un complexe vide et qui a manifestement été le théâtre d'affrontements. Après avoir retrouvé une toute jeune survivante, Newt, l'équipe continue sa progression jusqu'au coeur du complexe où ils trouvent une forme biologique franchement dégueulasse qui s'avère cacher un véritable nids de gentils xénomorphes...

Aliens 3

"Tu crois que ça rentre en entier dans le fessier d'un alien?"

 

Le début de l'ère Cameron

Une chose est sûre, Cameron ne s'est pas trompé en prenant la suite de Scott sur le projet Alien. Le premier opus restait très mystérieux, confiné sur lui-même (ce qui jouait forcément en sa faveur), et le papa d'Aliens a fait le pari de la semi-ouverture et de l'affrontement quasi frontal. Et il ne s'y est pas trompé. Pourquoi "quasi"-frontal ? Parce que Cameron n'a pas nié les origines de la série, les xénomorphes sont plus forts que les humains et ils sont aussi intelligents. Et ce n'est pas un bête film d'action que Cameron nous offre (bien qu'il remplisse cette part du contrat avec brio à coup de lance-flammes, véhicules de guerre et autres grenades et explosifs), mais une parfaite représentation de la découverte de l'inconnu, de l'étranger (alien, mouahahaha) par un groupe armé.

Aliens 2

Sigourney Weaver, la figure maternelle

Si les soldats sont d'abord très confiants (trop confiants...), ils déchantent vite face à la menace qui se cache, connait le terrain et l'a piégé, et qui ne reculera devant rien pour exterminer les envahisseurs. Ca vous rappelle des faits réels ? C'est normal. Et que dire du rôle de Sigourney Weaver ? Ellen Ripley est une survivante. Et si le premier huis clos n'a pas eu raison d'elle, ce deuxième affrontement (qui finit par un huis-clos, oui) ne le fera pas non plus. Ellen Ripley est la commandante de la mission. C'est la figure héroïque. C'est également la figure maternelle pour Newt. Plus expérimentée, plus méfiante et plus intelligente que les hommes - et femmes - qui l'accompagnent, et à qui Cameron a tout de même su donner une identité et un grand intérêt, et magnifiquement interprétée par Sigourney Weaver, c'est elle qui représente le mieux Aliens.

 

Un mythe avant l'effondrement

Aliens - faussement sous-titré "le retour" en France, car si quelqu'un retourne quelque part, c'est bien Ellen Ripley - est une immense réussite, un classique parmi les classiques et une des plus grandes réussites de Cameron (s'il vous plaît, ne me parlez pas de Titanic ou d'Avatar). Le réalisateur de Terminator a su prendre la franchise et l'amener au niveau supérieur sans pour autant renier ses origines, et rien que pour ça, on peut le féliciter. Il a également su la rendre plus réelle, plus ancrée dans notre expérience humaine (et dans l'imaginaire collectif américain), et c'est ça qui en fait un film qu'il faut absolument avoir vu. Et c'est faire déshonneur à ce mythe que de proposer les suites Alien 3, 4 (et autres dérives gerbatoires). Alors si vous aimez le grand cinéma, le beau cinéma, regardez Alien et Aliens, mais arrêtez-vous là. Si vous aimez le premier Alien, foncez sur le deuxième, vous ne serez pas déçu. Mais si vous êtes tentés de regarder le troisième opus, préparez vous à une grosse déconvenue. Vous pouvez dire adieu à la finesse, la femme au pouvoir, la survivante. Mais ça, nous y reviendrons dans quelques temps...

Aliens 1

Ripley est quand même sacrément badass !

5 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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