Captain America : le soldat de l'hiver

  Réalisation : Anthony & Joe Russo

  Sortie : 2014

  Genre : Super-Héros

  Durée : 136 minutes

 

 



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Winter is coming

 

Captain America, le soldat de l'hiver a la dure mission de reprendre le flambeau après l'explosif Avengers et après un premier épisode assez réussi tenant sur un personnage principal sans relief. Dure mission. Steve Rogers sera-t-il à la hauteur ? Non.

 

Et si on reprenait tout ce qui marchait ?

Caricaturalement, c'est ce qu'a essayé de faire Captain America, le soldat de l'hiver. Pour les aficionados ou simples connaisseurs de seconde zone, nous avions laissé notre bon vieux captain après la « victoire » des Avengers et la défaite de Tony Stark. Oui, oui, je parle bien d'Iron Man 3, ça va sans dire (tiens, je devrais faire une critique de celui-là aussi). Passons sur ce cher Robert Downey Junior dont on ne verra pas l'ombre dans cet opus, tristement. Balayant rapidement le malaise de sa vie perdue et de son décalage temporel, il retrouvera Nick Fury et Black Widow au sein d'un complot qui menace le S.H.I.E.L.D. L'organisation tentaculaire militaire ultra-puissante blindée de super-héros (même Dieu n'est pas à la hauteur) a été infiltrée par cette bonne vieille Hydra (Ah bah c'est facile, les nazis ont toujours le mauvais rôle). Leur objectif est le même mais la manière est légèrement différente du SHIELD : là où ces derniers veulent protéger, les autres veulent détruire. Ce sera donc à ce bon vieux captain de sauver les gentils contre le Spect... euh non Hydra. Enfin, les nazis quoi. Indiana tu peux m'aider, j'ai pas compris ?

 

Un scénario d'une transparence abyssale...

Je vous vois déjà venir. On ne va pas voir un Marvel pour le scénario. Et bien je suis en désaccord avec vous ! Là où cet opus pêche particulièrement c'est qu'il n'ose rien de neuf et nous sert la même sauce que dans tous les Avengers et consorts. Et pourtant, le premier Captain America nous proposait un héros sans intérêt, sans charisme, complètement écrasé par la personnalité détonnante de Tony Stark dans Avengers. Là on sentait de la nouveauté ! On l'avait, notre loser national (même si je suis Français), un super-héros du dimanche qui met des savates comme personne mais qui est comme nous dans le fond. Avec des muscles. Le deuxième opus est à des kilomètres du premier. Hors de son époque, Captain America est aussi hors du scénario. Sa rencontre avec ses anciens démons paraît presque épisodique et ne sert qu'à faire apparaître l'immensité et la démesure de SHIELD / Hydra … en même temps que celle du scénario dans sa platitude. Chris Evans sait décidément bien donner à ses personnages ce manque de saveur qu'on retrouve dans les 4 fantastiques, Sunshine, arrêtez-moi quand vous voulez. Et quel est cette chose dans le ciel ? Est-ce un avion ? Est-ce un oiseau ? Non, c'est un personnage inutile, Falcon ! Et des méchants caricaturaux à la pelle ! Robert Redford pue le traitre à des kilomètres et j'ai même vu que le prochain ennemi du Captain aura un monocle... Un monocle ! Donne lui un accent allemand tant que tu y es. Ah bah il l'a aussi apparemment. My bad.

 

et d'un ennui mortel

Soit, le scénario est à revoir. Mais ça n'est pas bien grave, puisque nous sommes devant un Marvel, un bon divertissement après tout. Nous allons donc nous contenter de ce qu'on nous donne sans être trop exigeants, voulez-vous ?

 

Vous m'avez cru ? Evidemment que non. Captain America, le soldat de l'hiver nous offre un rythme bâtard entre pseudo-enquête et action à en vomir. Ne vous y trompez pas, j'ai beaucoup aimé the Avengers dans ce qu'il avait à nous offrir. Captain America, le soldat de l'hiver n'a rien à nous offrir mis à part quelques courants de fraîcheur et de légèreté par intermittence. Vous aurez le droit à des scènes d'actions pénibles et prévisibles ou à de longues scènes de dialogue entre personnages plats et inconsistants. Dans mon lit, j'aurais probablement dormi. La démesure de l'armement du SHIELD se sent tellement qu'elle met mal à l'aise. C'est presque trop d'action pour un seul petit super-héro. Avait-il besoin de l'armada de the Avengers ? L'ambiance ne pouvait-elle pas être plus feutrée et réfléchie ? Stan Lee va-t-il arrêter ses caméos ?

La réponse à toutes ses questions, c'est non. Moi aussi je dis non à Captain America, le soldat de l'hiver. Vivement X-Men : Days of Future Past tiens.

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Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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