Divergente

  Réalisation : Neil Burger

  Sortie : 2014

  Genre : Science-Fiction

  Durée : 139 minutes

 

 

Divergente

 

Une autre fille pas comme les autres

 

Ces dernières années, on a eu le droit à notre lot de films pour jeunes adultes dont l'héroïne n'était pas comme les autres et cherchait à sortir de sa condition et à briser ses chaînes. Après Hunger Games et Twilight, voici Divergente. Et on a envie de lui jeter la première pierre. On en a envie.

 

Jeune fille cherche aventures et plus si affinités

Loin de moi l'envie d'énoncer des évidences, mais une large partie de Divergente ne fait que confirmer les soupçons entamés par le trailer. Le film appartient bel et bien à ce genre de film pour jeunes filles adaptés de romans pour jeunes filles mettant en scène une jeune fille – j'ai l'impression de me répéter – à la recherche de … à la recherche de quoi déjà ? Dans un Chicago post-apocalyptique divisé en 5 factions, il existe des personnes qui n'appartiennent apparemment à aucune ou plutôt plusieurs. Ces personnes sont alors « divergentes » (comme le nom du film ! Coïncidence ?). Car voyez-vous, pour savoir à quel faction vous appartenez (Apple Genius, Restos du Cœur, CPNT, NYPD ou Honnêtes – je n'ai pas trouvé de jeu de mots pour eux) il faut vous faire halluciner sous drogues pour vous faire affronter vos peurs. Malheureusement, Béatrice Prior n'est pas qu'une altruiste, faction d'origine de ses parents. C'est aussi une Érudite et une Audacieuse, comme son trip sous LSD le confirme. Être divergente dans ce monde est dangereux, car vous ne pouvez pas être contrôlé : elle doit donc se cacher, et choisit pour cela … les audacieux (choix … logique?). Elle y apprendra à dépasser ses limites et à agir … contre nature, ou c'est en tout cas l'impression que donne l'actrice principale qui peine à courir même jusqu'à la fin du film, alors qu'elle maîtrise parfaitement le combat rapproché et le tir dans un temps qui paraît bien trop court sur le grand écran (pour un film pourtant bien assez long).

 

Un autre fond post-apocalyptique

Si l'histoire en soit est plutôt basique et se conforme à tous les clichés du genre (une faction qui veut contrôler les autres, des jeux de pouvoir, une fille contre tous, sauf son nouvel amour qui est comme elle bien entendu), je dois avouer m'être pris à apprécier … le fond post-apocalyptique. Attention, je n'entends pas là le fond scénaristique qui se niche paisiblement dans ses certitudes, mais le background de l'histoire et les possibilités que le monde de Divergente peut apporter. N'ayant pas lu les livres, je ne peux m'empêcher d'espérer une exploitation intéressante de l'univers au-delà des 5 factions aseptisées et de toutes ces joyeusetés pseudo-politiques dont nous fait part le premier épisode. Avec des personnalités finalement assez peu attachantes (il suffit de voir la manière dont les personnages importants meurent pour se faire une idée), les personnages nous laissent seuls avec l'univers pour espérer. Beaucoup de choses restent plutôt sombres avec ce premier épisode et j'attends la suite pour en avoir les réponses avec en priorité « qu'est-ce qui se trouve au-delà du mur? ». Ah oui, car j'avais oublié, les 5 factions sont enfermées dans Chicago qui bénéficie d'un mur d'enceinte pour protéger ses habitants … et le scénario fermé du premier volet. La fin du premier épisode nous fait presque espérer un meilleur futur où le monde des Divergents propose aussi un scénario intéressant.

 

Une ambiance plutôt décevante

J'ai essayé d'apprécier ce film, réellement, et j'en ai ressorti ce fameux background auquel je m'attache. Je m'y attache surtout à cause d'une ambiance globalement décevante, dans la mesure où le film paraît souvent long et stérile et laisse transparaître des émotions plutôt fausses. Cela est sûrement dû à la performance de Shailen Woodley, assez convaincante dans son rôle de fille gauche, sans saveur, hors de l'espace et du temps qui ne ferait pas un bon leader. A moins que ce ne soit pas ce qu'il faille retenir du personnage … auquel cas c'est plutôt raté. Je suis venu avec beaucoup d'a priori voir Divergente. Je ne demandais qu'à ce qu'on m'assure du contraire. Au moins, je serai reparti avec des passages de Métro 2003 de Dmitri Glukhovski dans ma tête. Rien à voir avec le film, si ce n'est le fait qu'il s'agit d'une dystopie. C'est à ça que ça ressemble quand c'est réussi. Vivement Métro 2033 en film.

2 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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