No Pain No Gain

  Réalisation : Michael Bay

  Sortie : 2013

  Genre : Action, Comédie

  Durée : 129 minutes

 

 


 

Pain gain

No pain (&) No gain

 

Un film avec the Rock centré sur un gang de bodybuilders, déjà, ça promet. Mais si en plus le réalisateur de ce film est Michael Bay – le roi de l’explosion – on part presque dans le cliché. Bon allez, l’acteur principal étant Mark Wahlberg, on peut se laisser tenter ! A tort ou à raison ?

 

Directed by Michael Bay

Tiré d’une histoire vraie, no pain no gain (de son nom original Pain & Gain, allez comprendre) relate les actions de trois bodybuilders au sein du « Sun Gym Gang » qui a sévi entre 1994 et 1995 à Miami. Daniel Lugo, coach au sein d’un club de gym, est fier de lui. Il a réussi à se bâtir un corps d’athlète et en profite pour donner ses conseils à tous ses clients. Exemplaire à son travail, il est de plus en plus frustré de ne pas tirer le bénéfice de sa condition : un homme de sa stature devrait être davantage remercié par l’univers. C’est à ce moment qu’avec deux compères taillés comme lui, il décide de s’adjuger sa part du butin par la manière forte : il kidnappe un de ses riches clients et l’oblige à signer des papiers de cession de ses biens à ses trois ravisseurs. Pendant deux heures, on a le droit à du condensé de grotesquerie et d’action entremêlés. Alors oui, on est plutôt loin des superproductions habituelles de Bay, mais on sent son manque de finesse habituel et sa préférence personnelle pour l’action et l’humour facile.

 

Un casting qui remplit son rôle

En étant tout à fait honnête, je pense qu’il fallait vraiment une performance d’acteur pour faire passer le message de Bay tant les personnages sont ridicules et leurs actions grotesques. Wahlberg s’en sort plutôt très bien, on le sent bien loin de ses rôles habituels (il suffit de voir les Infiltrés pour s’en convaincre) mais extrêmement convainquant en imbécile heureux maitre chanteur et chef de groupe criminel. Quant au Rock, et bien, on va dire qu’il a la tête de l’emploi donc pour lui c’est sûrement plus facile (il suffit de voir Fast and Furious pour s’en convaincre. Tout bien réfléchi, mauvaise idée). Pendant tout le film, on a presque mal pour les acteurs qui portent leur personnage tant bien que mal en se répétant sans cesse que personne ne peut être à ce point hors de la réalité et stupide. Pourtant, c’est bien ce que Bay veut nous faire sentir… Et ne demandez pas le nom du troisième acteur, je l’ai oublié car il n’apporte rien à l’histoire si ce n’est quelques blagues sexuelles vaseuses. On l’appellera donc gangster n°3.

 

Un contenu presque sadique et en tout cas très froid

L’unique sentiment qui ressort du film de Bay, c’est que ces trois bodybuilders étaient les pires crétins que le monde ait connu. J’exagère à peine tant les images et les dialogues transpirent le mépris et l’humour facile dans l’unique but de faire rire une audience sûrement bien meilleure que les personnages qu’ils regardent évoluer et apte à les juger. Certes, le scénario a sûrement une bonne partie de réalité. Cependant, Bay fait le choix de nous montrer un aspect et un seul de ce gang, et ce pendant deux heures, ce qui ne manquera pas d’appuyer son message en gras et en couleur. Je peux comprendre qu’une audience apprécie ce film ; c’est de l’humour flash, facile et plutôt efficace. Avec du recul, c’est tout simplement froid et cynique. (J’ai failli mettre 0. Je mets 1 pour l’effort de Wahlberg. C’est déjà ça).

1 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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