Top 3 James Bond

                                                                                                                                                  

Alors que Spectre vient de sortir sur nos écrans, trois de nos rédacteurs vous proposent leur top 3 de cette saga mythique.

 

Martin, l'espion qui s'aimait.

3. L'homme au pistolet d'or (1974)

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Alors oui, je vous vois venir, c'est un gros film de merde, c'est raciste et franchement insultant, mais ça reste l'un de mes meilleurs souvenirs d'enfance et cette musique me restera jusqu'à la mort. Et Christopher Lee a trois tétons bordel.
 

2. GoldenEye (1995)

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On peut ne pas aimer les films de Brosnan, mais il faut reconnaitre que celui-là était tout bon. Et puis Sean Bean meurt.

1. Goldfinger (1965)

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Le meilleur acteur pour l'un des films les plus iconiques. Tout y est. Le martini et l'Aston Martin compris.

 

ArmandPasino Royal

3. Goldeneye (1995)

 

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L’un des Bond qui nous marque le plus est bien souvent le premier contemporain qu’on a eu l’occasion de voir à l’époque. Pour Goldeneye, c’est le cas, mais c’est bien plus que ça : la fibre nostalgique est autant due à la qualité du film qu’à l’héritage qu’a laissé le jeu vidéo éponyme, révolution du genre sur la Nintendo 64. Forcément, les après-midis passés à jouer à quatre dans les décors et dans l’ambiance d’un film, ça laisse des traces (et ce n’est vraiment pas commun pour un jeu à licence). Scènes ou personnages cultes et variété des décors permettent à la fois au jeu et au film de fonctionner, sans parler de la délicieuse atmosphère musicale so 90s — qui aurait pu penser que James Bond et musique quasi-industrielle iraient de pair ? Tina Turner s’approche presque de la déesse Shirley Bassey lors du générique, c’est dire ! Il va sans dire que l’ajustement du personnage à la fin de la Guerre froide est prétexte à toutes les folies et génère un vent nouveau, sans toutefois dériver à ce moment vers les scénarii complètement farfelus de l’ère Brosnan qui suivra (oui, oui, je parle bien de Denise Richards en physicienne nucléaire et de la chirurgie reconstructrice qui occidentalise les Asiatiques — qui a dit « Hollywood » ?).

 

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2. Tuer n’est pas Jouer (1987) / Permis de Tuer (1989)

Impossible pour moi de dissocier les deux (seuls, malheureusement) films dans lesquels James Bond est interprété par Timothy Dalton pour lesquels je porte une affection particulière. Déjà, ils sont les deux derniers Bond qui se passent pendant la Guerre froide (007 n’a jamais été aussi pertinent que dans cette période). Ensuite, Dalton présente un Bond plus réaliste, plus froid, sans se départir de ses caractéristiques intemporelles. On ne va pas se mentir, après la lourdeur — dans tous les sens du terme — des films avec Roger Moore, ça fait du bien. Les deux films présentent des aspects politiques jusque-là peu explorés (guerre d’Afghanistan, actions subversives d’officiels américains, narcotrafic…) qui s’inscrivent parfaitement dans la trajectoire plus sombre empruntée par 007.

Je sais, j’ai choisi de ne pas choisir entre deux films et d’enfreindre les règles, mais comme James Bond dans Permis de Tuer, je suis quelque peu insubordonné. Car Permis de Tuer se détache par sa singularité : les motivations de James Bond sont personnelles (même si cela ne l’empêche pas de déjouer une entreprise de grande envergure, c’est pratique) et on a affaire à un 007 torturé, violent voire sanguinaire, qui ira jusqu’à se faire confisquer son permis de tuer (MAIS C’EST LE TITRE DU FILM !). Difficile de ne pas y voir les prémisses des dernières itérations de l’agent par Daniel Craig, qui voient les scénaristes essayer de développer l’homme derrière le matricule. Je suis d’ailleurs plutôt réservé par rapport à cette idée, d’autant plus que Craig n’arrive pas à la cheville de Dalton, le best Bond ever. Voilà, je l’ai dit. JE L’AI DIT.

 

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1. Au Service Secret de sa Majesté (1969)

Sixième opus de la série, Au Service Secret de sa Majesté n’est pas forcément le choix le plus consensuel : c’est un film plein de défauts ou d’archaïsmes (ah, les scènes de nuits filmées de jour…), long (136 minutes !) avec au centre un George Lazenby oubliable (d’ailleurs oublié par beaucoup) et australien (il faut l’entendre parler) qui se trimballe dans le repaire enneigé de son nemesis les baloches à l’air sous son kilt et ce pour empêcher que des femmes propagent une maladie mortelle sous l’influence d’un contrôle mental. Ouf. Ben oui, mais moi je l’aime d’amour ce film. Il est tout aussi culte qu’il est kitsch. Au Service Secret de sa Majesté est l’un des films fondateurs de la mythologie de Bond, mais surtout de sa psychologie. Plus jamais — et on le comprend — après ce film Bond ne tombera amoureux (dans la continuité originale tout du moins, j’exclus donc Vesper Lynd). Il a la meilleure musique : un générique de fou furieux au synthé et les compositions de Louis Armstrong, idoines pour la romance entre Bond et Tracy (ah, Diana Rigg… !). Il a le meilleur Blofeld, Telly Savalas (Kojak !). Il a une course-poursuite épique à Piz Gloria qui mettra au grand jour la passion de James Bond pour le ski (et pour le bobsleigh). Enfin, c’est le Bond le plus tragique. Mais pour bien le comprendre, il faudra avoir regardé le film jusqu’au bout.

Mentions honorables : Bons Baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Casino Royale (2006).

 

Mehdi, les diamants sont perdus.

Ecrire des critiques permet parfois de mieux se découvrir. Alors que je commençais à réfléchir pour ce top, je me suis rendu compte qu'en fait je n'aimais pas James Bond. Je n'ai pas vu tous les films de la saga et aucun ne m'a vraiment marqué. C'est souvent poussif et ennuyeux. A part la musique du début là, elle est bien cette musique. Bon du coup alors que je cherchais les trois films qui m'avaient le plus plu, j'ai galéré pour en trouver trois que j'avais simplement aimé. Et je n'ai pas réussi. Voici donc mon top 2. (en plus, je compense le top 4 d'Armand et rétablit la cohésion fondamentale de cet article).

2. Skyfall (2012)

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Elle est bien la chanson d'Adèle. On ne l'a pas assez entendue je trouve. Le film est bien aussi, ma foi. Je ne me souviens plus trop de ce qui s'y passe, mais c'était bien.

1. Goldfinger (1965)

 

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Elle est trop bien la musique ! Gooooldfinger, papaaaaaaa pa ! Tout est bien dans ce film, d'ailleurs. Le scénario n'est pas alambiqué et repose sur le duel entre les deux hommes. Simple et efficace.

...

Bon de toute façon, Mission Impossible, c'est mieux.

 

 

 

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