Alan Wake : American Nightmare

  Développeur : Remedy Entertainment

  Editeur : Microsoft Game Studios

  Plate-forme : PC - Xbox360

  Date de sortie : 22 mai 2012

 

 

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Attention, ceci n’est pas une suite 

Ah, Alan Wake. Un jeu de très bonne facture, haletant, au scénario fin et prenant du début à la fin. Et on l’attend toujours Alan Wake 2 (a priori, nos amis finlandais de Remedy ne nous ont pas oubliés), la suite d’Alan Wake. Comment ça une suite ? Alan Wake’s American Nightmare, me dit-on dans l’oreillette ? Non, non, pas une suite, loin de là.

 

Un jour sans fin

Comment dire… Commençons par le commencement et remettons les choses dans leur contexte. 2010, Alan Wake sort sur consoles. Et s’il connait un relatif succès avec le temps, Remedy ne dispose pas de fonds ni d’un engouement suffisant pour nous offrir une suite digne de ce nom. A la place, on nous offre… un spin-off. Et comme Brigade Navarro pour Navarro, le résultat est en demi-teinte (euphémisme), parce qu’il manque de Roger Hanin. Bon d’accord, cette comparaison est vaseuse, d’abord parce que Roger Hanin est dans Brigade Navarro, et aussi parce que le matériau original n’était pas la crème de télévision. Mais quand on voit à quel point AW : AN est vide, répétitif, au scénario pauvre et forcé, la comparaison prend tout son sens. Nous retrouvons notre héros bloqué dans une boucle temporelle d’un épisode de la série fictive Night Springs dont Alan Wake est l’auteur. Boucle temporelle car … vous aurez trois scènes différentes à traverser trois fois avec quelques changements mineurs pour finalement vous échapper de votre triste destin. Répétitif ? Nooooooooon…

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Tout à fait, je ne connais pas cette version d'Alan Wake

 

Aziz, lumière

Bon d’accord, d’accord, courir, poursuivi par des méchants sur un fond de Kasabian, c’est classe, je le reconnais. Malheureusement, on aura peu de ces scènes marquantes qui se multipliaient dans l’opus original et sur le vide intersidéral répété du cauchemar américain d’Alain Réveil (oui, je traduis moi je suis comme ça). Le système de jeu n’a pas changé, vous aurez à éclairer vos ennemis pour les défourailler par la suite, et même si cela marchait bien dans Alan Wake, le gameplay ne fait qu’ajouter à la répétition. Courrez, tirez, répétez, c’est le rythme qu’on nous propose à travers une histoire assez peu inspirée, très loin de Stephen King (je vous conseille Désolation et La Part des Ténèbres, ce sont mes préférés) et beaucoup plus près de Stephen King (mais Stephen King qui invente une lampe de chevet qui tue les gens en les étouffant avec son cordon d’alimentation).

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Aujourd'hui, Alan est dans une petit ville de l'Arkansas et tue des passants

 

Et donc, on fait quoi ?

Vous l’avez bien senti, j’ai gagné du temps avec des anecdotes et des comparaisons parce que le jeu n’a pas grand-chose à offrir. Si vous avez l’occasion sur Steam d’acheter le bundle Alan Wake et AW : AN à bas prix, passez votre chemin et prenez Alan Wake seul, voire à prix d’origine pour soutenir le studio finlandais. Et attendons la vraie suite d’Alan Wake, Alan Wake 2, qui sortira peut-être un jour. Et si un jour un ami vous demande si Alan Wake qui combat son double, Alan Wake va à l’observatoire, Alan Wake va dans une petite ville américaine perdue, Alan Wake fait de la concurrence à Bill Murray, ça vous dit quelque chose, niez tout en bloc. Cet épisode n’existe pas, il n’est qu’une invention de l’esprit malade de votre ami. Et pourtant, cette scène où Alan court sur fond de Kasabian était plutôt prometteuse…

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Oubliez ce que vous avez vu

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Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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