Dead Space 2

  Développeur : Visceral Games

  Editeur : Electronic Arts

  Plate-forme : PC - PS3 - Xbox360

  Date de sortie : 27 janvier 2011

 

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Et maintenant, criez

 

Visceral Games a établi un nouveau standard de bande son pour jeu vidéo horrifique en 2008, avec Dead Space. Avec un scénario un peu bancal mais des mécanismes et une ambiance aux petits oignons, il semblait un peu difficile de faire aussi bien. Mais quand un jeu me sort une armée de bébés possédés qui rampent sur les murs, j’ai du mal à résister.

 

 

Isaac Clarke, ingénieur maudit

 

Dead Space 2 vous met dans les chaussures spatiales d’un homme qui n’a pas eu un été très reposant. Il faut dire qu’il a passé un bon moment à délirer comme un phoque dans un vaisseau rempli de xénomorphes en pensant sauver des gens et à naviguer dans l’espace, pour finalement risquer sa vie et repartir avec plus de doutes que de réponses. Malheureusement pour lui, trois ans plus tard, il se réveille dans une situation un peu similaire. Sauvé d’un sort incertain sur l’Ishimura, il se retrouve à bord du vaisseau La Méduse, une station spatiale en orbite autour de Saturne. Il va y être témoin d’un nouveau renversement par les xénomorphes et des conclusions du développement d’un groupe de fanatiques qui veut lui faire construire un monolithe après avoir un peu perturbé ses neurones. Rebelote, il devra faire face à cette invasion en costume de l’espace avec son bon vieux cutter plasma et une farandole d’autres armes. A lui de ne pas sombrer dans la folie et de déjouer les plans des fanatiques qui le pousseront malgré lui à travailler vers la construction de ce monolithe...

 

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Nice shadow

 

Digne suite …

 

N’y allons pas par quatre chemins. Dead Space 2 est une grosse réussite. Et ce avant tout parce que Visceral Games a su reprendre tout ce qui marchait si bien dans le premier opus. Vous aurez évidemment droit à une ambiance sonore parfaite, qui installera le doute chez vous malgré votre tendance fâcheuse à reconnaître les moments effrayants à l’avance (Dead Space vous aura bien entraînés). Mais on aura également le droit à des anti-jumpscares, nom affectueux que j’aime à donner aux build-ups qui ne mènent à rien, à ces musiques angoissantes dans un ascenseur où rien ne vous saute dessus… Pour mieux vous faire sursauter dans la scène suivante qui semblait anodine. Visceral Games est au sommet de son art et paraît intouchable d’un point de vue sonore et vous aurez assez peu de moments de répit. Le personnage est toujours relativement compliqué à manoeuvré, ce que je trouve toujours intéressant si l’on considère sa tenue qui semble assez peu confortable. Vous aurez toujours un grand nombre d’accessoires, des missions à remplir et des ennemis à démembrer. Et on peut difficilement en vouloir à l’équipe de développement qui avait déjà accompli un sacré exploit avec le premier jeu de la franchise. Encore une fois chapeau les gars.

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Charmante scène !


 

… qui apporte son lot de nouveautés

 

Si l’on retient la bande son bluffante du premier opus, on retient les scènes marquantes du second. Impossible de ne pas repenser avec nostalgie à cette scène d’automutilation oculaire lorsqu’on fait un faux mouvement (et ça arrive, croyez moi) vers la fin du jeu. Impossible de ne pas penser à la nurserie et à ces enfants pas très contents qui rampent sur les murs… Ou à la scène où, projeté dans l’espace, vous devrez éviter les débris pour atteindre votre objectif… Des classiques. Si le son ne vous surprendra peut-être pas autant que pour Dead Space (bande d’enfants gâtés), il est certain que vous serez encore davantage absorbé par les plans à couper le souffle et les moments de tension encore plus nombreux et plus excitants. Le jeu est par ailleurs d’autant plus marqué par la schizophrénie du personnage qui n’est pas aidé par un environnement des plus dérangeants. Dead Space 2 a repris toutes les bonnes formules de son prédécesseur, a réglé quelques soucis tout en proposant un développement beaucoup plus naturel et des scènes bien plus impressionnantes. Il n’en faut pas plus pour créer une nouvelle pépite du jeu d’horreur...

 

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Ca, c'est avant l'incident... Je vous laisse regarder la suite

 

5 1

 
 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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