Electronic Super Joy

  Développeur : Michael Todd Games

  Editeur : Michael Todd

  Plate-forme : PC

  Date de sortie : 23 août 2013

 

 

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Climax

 

Dans la sphère des jeux indépendants, s'il y a bien un style qui prédomine, c'est le jeu de plate-forme. Pour autant, un sous-style a su émerger et donner quelques jeux très réussis, notamment grâce à leur gameplay novateur ou leur bande-son. Je parle bien entendu des platformers musicaux, ces beatboxs de l'enfer qui vous font sauter en rythme sous peine de sanctions plus ou moins sévères... Ca n'est pas le cas pour Electronic Super Joy. Par contre, vous feriez mieux de ne pas trainer, l'autoscroll est plutôt puissant...

 

Un platformer évolutif

La liste des platformers indépendants est plus longue que les dents d'un requin (c'est super long une dent de requin). Forcément, Electronic Super Joy reprend des codes du jeu de plate-forme, notamment des capacités, ennemis et niveaux évolutifs. Si au début vous ne pourrez que marcher et sauter, vous pourrez consécutivement aplatir vos ennemis, faire des double sauts puis voler. Dans chacun des niveaux, vous ne disposerez que du strict nécessaire en termes de capacités, donc ne vous attendez pas à craquer le niveau. Il faudra vous armer de patience : la difficulté évolue, et les boss sont plutôt vilains et certains sont aléatoires. Vous aurez également à affronter un panel d'ennemis plutôt important, dont des missiles, des oursins volants, des bestioles qui rampent (oui, je suis un as de la précision). Enfin, les niveaux eux-mêmes vous proposeront des mécaniques différentes : sol glissant, mur collant, flèches rebondissantes et bien d'autres. Le jeu étale toutes les bases du jeu de plate-forme et le fait bien.

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Je vous avais dit que ça devenait dur !

 

Le parti-pris graphique et sonore

La première chose qu'on remarque quand on joue à Electronic Super Joy, c'est le parti-pris graphique. Inutile de vous dire que le jeu est fortement déconseillé aux personnes touchée par l'épilepsie. Si les couleurs vives et les rayons de lumière ne vous dérangent pas, vous ne pourrez qu'apprécier l'esthétique simplement complexe (oui, je suis comme ça moi je sors des formules qui veulent rien dire) du jeu. Il faut bien se rendre compte qu'elle fait partie du gameplay lui-même, notamment lorsqu'on fait face à un niveau penché ou à un autoscroll. Un très bon exemple de l'esthétique au service du game design est les niveaux d'ombre lumière : une "boule à facette" envoie par vague des rayons noirs puis blancs, tout ceci sur fond noir. Et pour faire simple, noir sur noir donne noir : rien ne s'affiche lorsque le rayon noir est "actif". A vous de vous rappeler là où sont les plateformes quand le blanc passe...

Pour ce qui est de la musique, elle n'est pas forcément aussi importante que dans un "vrai" platformer musical mais elle reste essentielle pour l'expérience du joueur. Imaginez une fête foraine, les auto-tamponneuses et la musique adaptée. Maintenant, boostez tout ça à la sauce electro. C'est ce qu'EnV nous propose, et croyez moi, cela fait complètement son effet. Et même si votre progression dans le jeu aura tendance à vous "empêcher" de jouer en rythme - dans la mesure où vous n'irez pas assez vite si vous jouez en rythme - la bande son est elle aussi cruciale à votre expérience de jeu. Car croyez-moi, vous allez l'entendre une paire de fois à force de mourir. Oui, on a le sentiment que le jeu a totalement craqué son slip en termes de game design. Mais on a tort.

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C'est ... coloré

 

Un must have du genre

Electronic Super Joy est un jeu plutôt complet. Il pâtit de quelques problèmes (notamment une précision d'orfèvre demandée par moment assez agaçante) qui mène régulièrement à une certaine forme de frustration et vous donnera quelquefois envie de casser votre manette. Et si le jeu a une grande capacité de speedrunning, il faudra avoir la patience d'un moine pour mener un run propre à bien. Cependant, on peut partir d'un constat simple pour dresser un bilan du jeu. Il coûte deux euros. Ses DLC coûtent chacun deux euros. Et ça hors soldes Steam. Deux euros, c'est le prix d'un jeu à gratter auquel vous allez perdre. Deux euros, c'est 40% d'un kebab. Deux euros, c'est 30 à 35 fois moins cher que n'importe quel Assassin's Creed moisi ou FIFA raté. Deux euros, c'est moins que n'importe quel DLC de Call of Duty contenant deux cartes et un paquet de chewing gum virtuel. Deux euros, c'est ...

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Deux euros ? C'est renversant !

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Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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