The Stanley Parable

  Développeur : Galactic Cafe

  Editeur : Digital distribution

  Plate-forme : PC

  Date de sortie : 17 octobre 2013 (remake)

 

 


 

 

Stanley

L’absurdité de notre existence, LE JEU !

 

En 2004, sort Half-Life 2 qui marque les joueurs  par son scénario immersif et un nouveau moteur de jeu : Source développé par Valve Software. Celui-ci verra de nombreux jeux se développer Counter-Strike, l’excellent Portal et en 2011, un jeune étudiant américain développe un « mod », (c’est-à-dire une variante à partir de ce moteur de jeu) qui connaîtra un succès critique immédiat. Il ressort en 2013 sous forme d’un jeu vidéo à part entière commercialisé : The Stanley Parable. Qu’a-t-il donc de si particulier ?

 

Un méta-jeu

Le jeu vous met dans la peau de Stanley, salarié anecdotique enfermé en permanence dans un bureau pour accomplir une mission absurde : taper régulièrement sur le clavier de son ordinateur. Une voix-off vous explique cela dans une cinématique introductive avant de vous amener au jour où tout bascule : plus aucune information n’arrive à Stanley, il ne sait plus ce qu’il doit faire. A vous de jouer.

Thestanleyparable

Jusque là, Stanley menait une vie de rêve

Le jeu est à la première personne et comme dans Half-Life vous longez plusieurs couloirs à la recherche de la sortie mais ici pas d’extra-terrestres, et vous n’aurez pas besoin d’armes. On réalise en effet immédiatement que The Stanley Parable n’est pas un jeu comme un autre.

Tout commence devant deux portes. Le narrateur vous dit en voix-off laquelle vous devez prendre. Evidemment tout bon joueur expérimenté aura envie de lui désobéir mais est-ce réellement possible ? The Stanley Parable est en effet une réflexion sur le rapport du joueur avec le jeu. Quelle liberté a-t-on vraiment à travers l’avatar qu’on pense contrôler. Peut-on briser les codes du jeu ? Nos choix sont-ils tous prévus à l’avance par les développeurs ?

 

Telechargement

Obéir, désobéir. Deux portes, un choix.

Aucun jeu n’est allé aussi loin dans la mise en abyme. Il n’y a pas de solution, ni de réelle fin. De nombreux chemins sont possibles avant d’épuiser tout le jeu. Et c’est avec un sourire sur les lèvres qu’on passe son temps à essayer de dénicher tous les possibilités qu’offre The Stanley Parable. Je ne vais évidemment pas vous révéler ici les surprises qui vous attendent et je ne peux que vous poussez à essayer par vous-même. Certains moments sont vraiment fascinants par leur profondeur quasi-philosophique alors qu’un sentiment d’impuissance naît progressivement. Il n’y a pas d’issue dans The Stanley Parable. A moins que…

 

Mais est-ce toujours un jeu ?

The Stanley Parable est donc un concept, une expérience unique et très intelligente. Mais est-ce vraiment un jeu vidéo et doit-il être conseillé comme tel ? Non, pas vraiment. L’intérêt de The Stanley Parable est de parcourir les différents scénarii possibles pour s’extasier devant l’ingéniosité et l'humour des créateurs. Il n’y a pas de challenge, de difficulté ou de mission. Le plaisir est donc purement intellectuel et non ludique. Il faut le savoir avant de se procurer le jeu car on ne peut pas vraiment dire que The Stanley Parable soit divertissant. La recherche des différents chemins possibles oblige en plus à retracer régulièrement les même étapes ce qui peut lasser à la longue. Il faut vraiment considérer cette aventure comme une expérience de réflexion sur le jeu vidéo et plus largement sur la notion de liberté.

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Le narrateur sait se faire comprendre

Il faut essayer The Stanley Parable. Il touchera plus facilement les joueurs réguliers puisqu'il détourne nombre des codes habituels des jeux vidéos mais il est assez intelligent pour toucher même des néophytes. Il faut cependant bien préciser que ce n'est pas vraiment un jeu à proprement parler mais plutôt une expérience inédite que je vous conseille fortement. Mais bon, vous faites ce que vous voulez, vous êtes libres après tout. N'est-ce pas ?

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Mehdi Khnissi

Enfant caché de Jean Grey et de Babar, je collectionne les bilboquets en bois.

Je regarde beaucoup de films longs et lents pour oublier l'absurdité de nos vies et je joue à FIFA aussi.

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