Auteur : Edouard Louis

 Editeur : Seuil

 SortieJanvier 2014

 Pages : 224

 

 

9782021117707

 

Récit d'une jeunesse malheureuse

 

Premir roman de ce jeune normalien, ce livre autobiographique raconte la jeunesse de l’auteur dans la misère d’une famille picarde. Enfant différent, il est condamné au mépris et à la violence des autres qui ne l’acceptent pas.

 

Un roman dur

La jeunesse d’Eddy Bellegueule n’a pas été de tout repos. Son allure efféminée lui vaut un rejet général. Il n’a pas les mêmes goûts que les autres, il n’a pas les mêmes envies il est donc icompréhensible pour le monde étraoit dans lequel vit ce petit village. Même ses parents n’arrivent pas à comprendre pourquoi leur fils se comporte comme une gonzesse. Eddy fait alors tout pour paraître viril, pour ne pas être la risée de tout le monde. Mais c’est déjà trop tard, il est étiqueté et ce genre de marque  ne disparaît jamais dans les petits villaes.

Les scènes décrites par l’auteur sont souvent dures, parfois crues. On ne peut que ressentir de la pitié pour ce garçon si malheureux. Edouard Louis nous décrit ce que ressent le héros à chaque brimade, à chaque coup reçu. Cette peur quotidienne mêlée à la honte et au desespoir laisse peu de place à l’insousiance de l’enfance. On est plongé au cœur de cette tristesse. C’est aussi un tableau de la misère. Les parents d’Eddy ne presque pas assez pour nourrir la famille. « Ce soir, on mange du lait », dira la mère. Le langage cru et très familier de la famille est régulièrement retranscrit par le narrateur pour mieux nous immerger dans le milieu auquel Eddy est confronté. C’est donc un aperçu de la vie d’un enfant différent dans un milieu pauvre de province que l’on peut avoir en lisant ce livre. Un aperçu émouvant et prenant qui ne peut pas nous laisser totalement indifférent par la dureté de ce qui est raconté.



Un langage (trop ?) simple

Edouard Louis a pris le parti de raconter ce récit de la manière la plu simple possible. Le style est donc tout en sobriété, sans recherche d’effet ou de coquetterie littéraire. La démarche peut se justifier tant les scènes vécues suffisent souvent à elle-même. On peut se demander cependant si une œuvre littéraire ne se doit pas de proposer plus qu’un simple témoignagne notamment en transcendant les faits par le langage. Le livre donne l’impression de donner la priorité à la transmission des souvenirs de l’auteur et on regrette que les phrases ne soient pas pafrois plus travaillées. L’écriture sèche et modeste empêche le livre d’avoir le souffle des grandes œuvres. En refermant le livre, on se dit qu’on a lu un récit certes émouvant mais déjà lu et entendu. La misère et l’intolérance dans les patelins français ont déjà fait l’objet de nombreuses œuvres artistiques. Rien ne différencie fondamentalement ce livre d’une littérature déjà fort riche sur ce sujet.

Le livre vaut donc pour son histoire touchante et juste mais pêche dans un style volontairement simpliste.

3 1

 

Mehdi Khnissi

Enfant caché de Jean Grey et de Babar, je collectionne les bilboquets en bois.

Je regarde beaucoup de films longs et lents pour oublier l'absurdité de nos vies et je joue à FIFA aussi.

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