Helix

  Création : Ronald D. Moore

  Nombre de saisons : 1

  Nombre d'épisodes : 13

  Durée : 42 minutes

  Diffusion : 10 janvier 2014 - en production

 

 


 

Helix

Code 50 on level H

 

Un mystérieux virus qui fait vomir tout noir oblige des membres du CDC à aller dans un complexe scientifique en plein Arctique. Ca vous rappelle quelque chose ? C'est parce que de près ou de loin, Helix repose sur des mécanismes déjà vus. Le scénario est pourtant bel et bien original.

 

Virus et combinaisons argentées

Helix, c'est l'histoire d'une équipe de scientifiques dans une base de l'Arctique qui bosse sur des trucs pas jolis-jolis : virus et autres joyeusetés sont manipulés dans le seul but de faire avancer la science (cela va sans dire). Mais quand un virus plus méchant que les autres affecte un employé de la base, ils doivent faire appel à des membres du CDC pour trouver un antidote (car pourquoi créer un antidote pour un virus ? C'est gentil un virus). Le trio amoureux du CDC - le mentor, son ex-femme qui l'a trompé avec son frère qui se trouve être l'employé contaminé et sa protégée – se retrouvent impliqués dans une intrigue qui les dépasse. On ne leur donne aucune information, ou trop peu, ils sont surveillés, mis en danger et cherchent tout de même à sauver tout le monde parce qu'après tout, c'est leur job de trouver des antidotes. De ce constat de départ se développent deux lignes scénaristiques : le virus et son antidote d'un côté, et le complot scientifique de l'autre. Tout cela dans une ambiance science-fiction plutôt convenue avec son lot d'équipement high tech, vocabulaire scientifique ou alarme du secteur V12 de type 32H. De ce côté, rien de neuf sous le soleil.

Helix 2

Une esthétique ... particulière

 

Un rythme lent et des événements inattendus

Helix a sa part de mystère. La série sait bien gérer la variable inconnue qu'est le virus et son effet sur les personnes contaminées, enragées et vomissant noir. Le virus semble presque avoir son propre dessein. Mais pour ce qui est traité en 13 épisodes de 42 minutes, on aurait davantage pu voir un film tant le scénario est étiré et le trio amoureux inutile. Clairement, même si Helix a tendance à se prendre parfois trop au sérieux, ce sont bien les aspects scientifique et horreur qui nous intéressent puisque les deux sont plutôt bien traités. Une question subsiste, cependant, c'est la décision de trancher avec l'ambiance globale de la série, froide et sérieuse avec des changements de ton soudains et plutôt inadaptés – au premier regard. Le meilleur exemple étant bien entendu le générique sur une musique d'ascenseur, ou les scènes d'horreur sur des musiques légères. Et je pense que même si Helix a parfois tendance à trop rentrer dans les détails ou à abuser des jumpscares, c'est là que la série se démarque. On a vraiment l'impression qu'elle se prend trop au sérieux jusqu'à une de ces fameuses scènes dans le bon contexte mais tournées en dérision par l'ambiance sonore. Je ne sais pas si c'est bon, mais c'est surprenant. J'avais rarement vu le procédé quand il s'agissait de science-fiction.

Helix 1

Non je t'assure on remarque presque pas !

 

Doit-on vraiment continuer à regarder Helix ?

Bilan de la première saison, Helix s'en sort plutôt bien malgré ses errances avec un casting assez convaincant (même si pour moi Hiroyuki Sanada, ce sera toujours cette erreur de scénario dans Lost qui a détruit tous mes espoirs dans la série) mais des subplots qui tournent trop souvent en rond. Les premiers épisodes suivent des schémas trop similaires : un infecté, la recherche du virus, un jumpscare et une résolution pas forcément satisfaisante. Heureusement que le rythme s'accélère sur la fin, sans quoi on aurait vite eu fait d'arrêter de regarder les mêmes choses se reproduire encore et encore. N'est pas Bill Murray qui veut. En attendant, Helix nous laisse sur un cliffhanger assez douteux, très éloigné de ce que nous aura proposé la première saison et me laisse à penser que la suite ne sera pas forcément aussi plaisante. On passe de la gestion d'une crise sanitaire au sein d'une base perdue dans l'arctique, un parfait huis-clos à une chasse à l'homme à travers le monde contre une super-race d'immortels ? Ca me rappelle vaguement les errances de Fringe qui m'ont poussé à arrêter de regarder. A Helix de me prouver que j'ai tort.

P.S. : quand je compare les deux séries, c'est surtout en ce qui concerne les libertés scénaristiques prises. Le fond n'a pas grand chose à voir a priori.

Helix 3

Non, en fait c'est n'importe quoi.

3 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

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