Orphan Black

  Création : Graeme Manson - John Fawcett

  Nombre de saisons : 2

  Nombre d'épisodes : 17

  Durée : 42 minutes

  Diffusion : 30 mars 2013 - en production

 

 

Orphan black

Cette série est comme Ryan Gosling. Elle est canadienne.

 

Orphan Black, série canadienne sans prétentions, assez peu connue et démarré depuis mars 2013 n'avait pas encore fait son chemin jusqu'à mes yeux et oreilles. Et c'est presque dommage que je ne la découvre que maintenant tant elle me tient accroché depuis le 1er épisode.

 

De la science-fiction fine et efficace

La série débute par le retour de Sarah Manning à Toronto après une escapade de près d'un an. Alors sur un quai, elle voit une femme perturbée et agissant étrangement. Juste avant que celle-ci ne se suicide, elle voit furtivement son visage ; elle lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Sans se poser trop de questions, elle décide de prendre la place de cette femme, pensant se faire de l'argent facile et récupérer la fille qu'elle a laissée derrière. Le pitch est plutôt intéressant, mais ne laisse entrevoir finalement pas grand chose des événements qui adviendront dans la suite des épisodes et dès le premier épisode. Car la femme qui s'est suicidée n'était pas seulement un sosie : c'était un clone, tout comme Sarah. Et comme elle, elle est pourchassée par un assassin qui tente de les supprimer une à une (car oui, il y en a d'autres). Sous ses faux airs de déjà-vu se cache un thriller haletant ancré dans une science-fiction basée sur les gènes et le clonage pas forcément si éloignée de notre réalité. Ne s'arrêtant jamais pour respirer, la série nous livre des rebondissements pertinents et aux effets variables à chaque épisode, et c'est ce qui en fait sa principale force.

Orphan 2

La série nous illumine (Ca colle à la photo, vous avez vu ?!)

 

Des clones pour réduire le casting

Et bien entendu, quand on dit clone, on dit une seule actrice. Tatiana Maslany est surprenante par sa capacité à jouer des personnages aux personnalités différentes, changeant eux-mêmes souvent de place au gré des péripéties. Et le fait que la série ne s'encombre pas d'une quantité astronomique de personnages permet également de garder toute la lumière sur les faits principaux et des personnages forts sans nous engouffrer dans des intrigues secondaires. Chaque personnage représente son propre intérêt : l'étudiante à la recherche de sa sexualité, la « soccer mom » empêtrée dans un mariage qu'elle n'est plus sûre de vouloir, la jeune mère punk qui ne s’occupe plus de sa fille ou la détective qui sent que quelque chose cloche (à tel point qu'elle se suicide, d'ailleurs). Orphan Black esquive assez bien les clichés pour nous donner des personnages frais et vrais (comme les apérivrais en gros) qu'on ne se lasse pas de voir réussir, et/ou échouer. Ce serait presque nos propres rats de laboratoire...

Orphan 1

Un joli panel de rôles pour l'actrice principale

 

Un savant mélange

Si Orphan Black est bien une série de science-fiction, elle se démarque davantage par son aspect thriller, à la manière d'un Utopia (et contrairement à Helix). La science-fiction, quant à elle, sert de fil rouge et nous permet de compléter l'action par une grande part de mystère. Orphan Black est un bel exemple des effets de la science sur notre vie de tous les jours. Et on ne peut s'empêcher de penser régulièrement au Truman Show, les clones étant constamment scrutés, réalisant peu à peu que toute leur vie, elles ont été monitorées, presque à se demander si quoi que ce soit de leur vie est réel. Finalement, un clone est-il la propriété de son créateur ? Orphan Black est une véritable réflexion sur l'identité et la science, mais ne nous abreuve pas de détails inutiles ou de discours grandiloquents. La série donne son opinion librement et au fil des épisodes, sans avoir à l'écrire en gras ou à l'énoncer trop clairement. Avec un scénario plutôt bien ficelé même s'il peut apparaître relativement cliché (la science contre la foi, j'ai déjà vu ça quelque part), Orphan Black transcende les genres pour nous apporter une nouvelle expérience, et réussie de surcroit. Regardez on vous dit.

Orphan 3

Si vous ne regardez pas, elle viendra vous chercher...

4 1

 

Martin Hervieu

Programmeur à mes heures, je reste avant tout un enfant des Dents de la Mer qui en plus de m'avoir donné mon prénom m'a donné un nouveau dieu.

Sinon, je joue aussi à des jeux et je regarde des films et surtout beaucoup de séries. Et pas que des biens.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !